Aria da capo

L’aria da Capo (de « aria » : air et « da capo » : du début) est la grande forme vocale de la musique baroque.
Présente dans l’opéra (Haendel, Scarlatti, Vivaldi etc), elle est aussi employée par les compositeurs de musique religieuse : Dixit Dominus de Haendel, Passions de Bach. Elle peut même être décelée dans la musique instrumentale : Suite HWV 54 de Haendel.
La forme  de l’Aria Da Capo est constituée d’une première section (A) correspondant à la première strophe du texte, puis d’une seconde section (B) avant que la première section ne revienne « da capo » : au début. Les parties A et B sont le plus souvent contrastantes. Selon l’usage baroque, l’interprète pouvait témoigner de sa virtuosité lors de la reprise de l’air de départ (partie A) dont il accentuait les difficultés : ornements, trilles, roulades etc.
Ainsi lorsque Sesto, le jeune héros du Jules César de Haendel apprend la mort de son père Pompée, assassiné par Ptolémée. L’aria « Svegliatevi nel core » lui permet d’abord d’exprimer son désir de vengeance. La partie centrale est consacrée à l’expression de son deuil. La musique passe alors de la « fureur » à la « douleur » selon les codifications en usage, avant le retour de la première partie.
Associée au Récitatif (qui permet de faire avancer l’action), elle est d’abord consacrée à l’expression de sentiments aux codifications musicales précises : fureur, douleur, plaisir etc.

Charlotte Ginot-Slacik