Beethoven n’a composé qu’un seul opéra, Fidelio,
mais pas moins de cinq ouvertures, dont quatre nous sont parvenues.
Chacune met en lumière un aspect du drame : l’ouverture Leonore III (du nom de l’héroïne travestie en Fidelio)
exalte la liberté en évoquant la libération
des prisonniers à la fin de l’opéra. La
soprano suédoise Malin Byström et le jeune chef
norvégien Eivind Gullberg Jensen nous feront pénétrer
les romantiques brumes scandinaves de quatre Lieder de Grieg,
avant de faire le chemin qui mène au ciel, dans la Quatrième
Symphonie de Mahler (1901) ; le finale de cette symphonie
lumineuse et finement élaborée consiste en un
Lied pour soprano, « La vie céleste »,
tout empreint d’une sorte de joie enfantine.